Connaître les origines des différentes branches du protestantisme permet de distinguer le protestantisme « historique » (issu directement des réformateurs du XVIᵉ siècle) des mouvements de « Réveil » plus récents (baptistes, adventistes, pentecôtistes). Mais si ces pratiques récentes de la foi réformée représentent aujourd'hui la majorité des protestants dans le monde,
les Églises protestantes historiques (luthéro-réformées, anglicanes) sont les plus modernes dans leur approche de la foi au quotidien (ordination des femmes, mariage pour tous) ; au contraire des branches évangéliques ou pentecôtistes qui défendent une lecture plus littérale des Textes et des valeurs plus conservatrices.
Les trois branches historiques principales nées de la Réforme au XVIᵉ siècle sont le luthéranisme, le calvinisme et l'anglicanisme.
1. Le Luthéranisme
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Fondateur : Martin Luther (Allemagne, 1517).
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Caractéristiques : C'est la branche originelle de la Réforme. Luther s'élève contre les abus de l'Église catholique (notamment la vente des indulgences) et pose les piliers du protestantisme : le salut par la foi seule (sola fide) et la centralité de la Bible (sola scriptura).
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Implantation : Principalement en Allemagne et dans les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Finlande).
2. Le Calvinisme (ou Églises Réformées)
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Fondateurs : Jean Calvin et Ulrich Zwingli (Suisse / France, milieu du XVIᵉ siècle).
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Caractéristiques : Issu d'une rigueur théologique plus marquée, le calvinisme met l'accent sur la souveraineté absolue de Dieu, la doctrine de la prédestination et une liturgie très épurée (rejet des images et des ornements).
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Implantation : Suisse, France (les Huguenots), Pays-Bas, Écosse (où il a donné le presbytérianisme) et plus tard aux États-Unis (Puritains).
3. L'Anglicanisme
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Fondateur : Le roi Henri VIII (Angleterre, 1534).
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Caractéristiques : Née d'une rupture politique et ecclésiastique avec la papauté de Rome (Acte de Suprématie), l'Église d'Angleterre adopte la théologie de la Réforme tout en conservant une structure hiérarchique épiscopale (évêques) et des rites proches de la tradition catholique.
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Implantation : Royaume-Uni et l'ensemble des pays du Commonwealth (via la Communion anglicane).
On associe souvent à ce socle historique la Réforme radicale (les Anabaptistes), apparue à la même époque, qui rejetait le baptême des enfants et préfigurait les mouvements évangéliques actuels (baptistes, mennonites).
Branche du protestantisme cévenol
Le protestantisme cévenol appartient à la branche du calvinisme (ou Églises réformées).
Origine et diffusion du protestantisme cévenol
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L'initiateur théologique : Jean Calvin. La Réforme s'est diffusée dans les Cévennes au cours du XVIᵉ siècle (dès les années 1530-1550) depuis Genève via des marchands, des colporteurs et des pasteurs formés sur le modèle calviniste.
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Le « croissant réformé » : Le Bas-Languedoc et les Cévennes sont rapidement devenus l'un des bastions majeurs des Huguenots (les protestants réformés français).
Une empreinte historique toujours vivace
Si les Cévenols partagent la théologie calviniste (centralité de la Bible, rejet du culte des saints, liturgie épurée, organisation presbytérienne-synodale), leur histoire a forgé une identité spirituelle très forte :
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La période du « Désert » : Après la Révocation de l'Édit de Nantes par Louis XIV (1685), le culte calviniste est interdit. Les Cévenols maintiennent une résistance clandestine au creux des vallées et des grottes.
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La guerre des Camisards (1702-1704) : Une insurrection populaire de paysans et d'artisans protestants contre les troupes royales pour défendre leur liberté de conscience.
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Le prophétisme cévenol : Durant la persécution, un mouvement prophétique d'inspiration charismatique unique est né dans la région, marqué par des assemblées clandestines guidées par des « inspirés ».
- La Marie des protestants : Les protestants ont aussi « leur » Marie... En l’occurrence Marie Durand, la sœur de Pierre Durand (un pasteur du Désert). Elle est d’abord enfermée à la Tour de Constance pour inciter son frère à se rendre aux autorités du Roi. Une fois le pasteur Durand capturé et pendu à Montpellier, rien ne change pour Marie Durand qui refuse d’abjurer. Elle restera prisonnière de la Tour de Constance 38 ans et sera libérée grâce au Prince du Beauvau. La maison natale de Pierre et Marie Durand est devenu un musée qui se visite (cliquez sur ce lien pour en savoir plus...)
Aujourd'hui, les communautés protestantes des Cévennes font majoritairement partie de l'Église protestante unie de France (EPUdF), de tradition réformée/calviniste.
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